Côte d'Ivoire : Procès de Soro et ses proches, Alain LOBOGNON se défend: « Il fallait juste écarter...

Côte d'Ivoire :  Procès de Soro et ses proches, Alain LOBOGNON se défend: « Il fallait juste écarter...

Publié le 10 juin 2021

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Après sa brève intervention hier, Alain Lobognon, ancien ministre des Sports était à nouveau à la barre aujourd'hui dans le procès de Guillaume Soro et ses 19 proches poursuivis pour attentat contre l'autorité de l'Etat, bouclant ainsi l'audition des 14 prévenus présents.


Interrogé sur les faits de prolifération de fausses nouvelles, Alain LOBOGNON s'est défendu avec des preuves en sa possession affirmant au passage que ses coaccusés et lui sont victimes d'un coup savamment monté par des proches de l'actuel Président de la République.


«Je ne pense pas que l'idée ait été de dissoudre le GPS mais ce sont les gens autour qui le voulaient. Vous savez ici en Côte d'Ivoire les gens excellent bien dans les guerres de positionnement autour du chef de l'État. Il fallait juste écarter un opposant politique qui était devenu trop gênant. Si moi je l'avais vite su je serais allé voir le Président pour lui en parler », a déclaré le candidat malheureux à l'élection législative du 6 mars dernier.


Il a révélé avoir demandé à M. Soro d'appeler Birahima Ouattara pour prendre rendez-vous avec le Président de la République, mais il ne l'a pas fait.


Accusé également de fomenter un projet de déstabilisation du pays, l’ancien député de Fresco a été clair. Il a précisé que jamais ses camarades et lui ont nourri un projet de complot contre l'autorité de l'État.


«Il n'y a rien eu, il n'y a eu aucun projet de complot. Il y avait un complot qui visait à écarter un opposant politique gênant », a-t-il martelé. 


Comme hier, Alain Lobognon a plaidé pour la comparution de Méité Sindou, Président du comité d'organisation de l'accueil de Guillaume Soro, parce qu'il a son avis à donner dans cette procédure. Il a également souhaité la présence des autres proches de l'ancien Président de l'Assemblée nationale qui ont été relâchés quelques mois après leur arrestation qui roulent désormais pour le RHDP


Par ailleurs, seul témoin à charge dans cette procédure, le Directeur général de l'Autorité nationale de l'aviation civile (ANAC), Sinaly Silué a comparu aujourd'hui comme constaté par KOACI au Tribunal criminel du Plateau.


Il a affirmé que Guillaume Soro est responsable du détournement de l'avion qui le transportait à Abidjan sur le Ghana, car le Commandant de bord n'a signalé à la tour de contrôle aucun problème d'ordre technique.


«Pour moi si le Commandant de bord, seul responsable de l'avion n'a pas signalé de problème technique ou de problème métrologique et que l'avion a été dérouté cela veut dire que c'est le demandeur qui l'a fait dérouté », s'est-il justifié.


«Le Commandant de bord est le responsable de son avion. C'est lui seul qui prend des décisions. Moi c'est M. Hamer qui était l'intermédiaire entre l'avionneur et nous qui nous a informé que l'avion serait dérouté sur Accra », a poursuivi, le Directeur général de l'ANAC.


Avant la suspension de l'audience du jour par le juge Charles Bini qui sera renvoyée par la suite au mercredi 16 juin prochain, Sinaly Silué a avoué à la barre qu'il n'a pas reçu de consignes des autorités en place, l’interdisant de laisser se poser sur le sol ivoirien l'avion transportant, le Président de Génération et peuples solidaires (GPS) et sa délégation.


Malheureusement, la suite on l'a connaît, l’avion a été déroutée sur Accra, et l’ancien Président de l'Assemblée nationale a pris la décision par la suite de retourner en Europe où il réside depuis le 23 décembre 2019 en tant qu'exilé.


Wassimagnon 


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