Éthiopie: MSF annonce la mort de trois de ses employés dans une attaque au Tigré

Éthiopie: MSF annonce la mort de trois de ses employés dans une attaque au Tigré

Publié le 25 juin 2021

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Trois employés de Médecins sans frontières ont été tués dans une attaque à Abiy Addi, dans la région en guerre du Tigré éthiopien. MSF avait perdu contact avec son équipe jeudi après-midi alors que ces trois employés étaient partis en déplacement. Parmi les victimes une Espagnole et deux Éthiopiens.

La branche espagnole de l'ONG Médecins sans frontières a annoncé ce vendredi dans un communiqué que trois employés, une Espagnole et deux Éthiopiens, ont été tués dans une attaque dans la région éthiopienne du Tigré, en proie à un conflit. « Nous avons perdu le contact avec eux et la voiture dans laquelle ils voyageaient hier dans l'après-midi, et ce matin le véhicule a été retrouvé vide et leurs corps sans vie à quelques mètres », rapport l'ONG qui dénonce « un assassinat brutal ».

L'Espagnole, Maria Hernandez, âgée de 35 ans, était coordinatrice d'urgence à MSF. Elle avait travaillé en Centrafrique, au Yémen ou encore au Nigeria et oeuvrait pour l'ONG depuis 2015. Maria Hernandez était accompagnée et assistée dans son travail par Yohannes Halefom Reda, un Éthiopien de 31 ans qui ne travaillait pour MSF que depuis quelques mois. Tous deux étaient conduits par l'Éthiopien Tedros Gebremariam Gebremichael, 31 ans lui aussi.

L'ONG poursuit son communiqué en faisant part de sa tristesse, de son indignation et du choc que représente un tel assassinat. Ils affirment que ces trois humanitaires « étaient au Tigré pour porter assistance à la population », estimant « inconcevable que cela leur ait coûté la vie ». 

Ce drame intervient alors que l'on observe un regain de violences et des combats intenses dans cette province en guerre depuis novembre. Avant ce triple meurtre, neuf travailleurs humanitaires avaient déjà perdus la vie au Tigré.

Sur Twitter, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a exprimé ses condoléances à MSF. Il affirme que le TPLF opère activement dans cette zone et que le gouvernement avait appelé les humanitaires a être accompagné d'une escorte militaire dans le but d'éviter « de tels meurtres tragiques par ce groupe irresponsable ».

Today we are in mourning after receiving confirmation of the death of three of our colleagues who we were working in #Tigray. Maria Hernandez, emergency coordinator, Yohannes Halefom Reda, assistant coordinator & Tedros Gebremariam Gebremichael, driver. https://t.co/WksLftTpus pic.twitter.com/3WbxlS7HP3

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